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Quand les parents s’adressent à nous, ils nous font part de leur détresse, de leurs questions sur l’attitude à avoir, de leurs souhaits parfois que nous intervenions auprès de la personne dont ils viennent parler.

La première rencontre permet d’entendre la demande. Sont expliquées à la famille, aux parents venus consulter, les propositions possibles, les modes d’accès aux soins, aux aides pour leur enfant.

Concernant les demandes que nous adressent les familles, même si chacune est singulière, des thèmes récurrents se posent :

  • Des questions concernant la dangerosité de la pratique repérée chez la personne concernée et la gravité de cette pratique.
  • Une interrogation consécutive au fait que cette découverte d’une addiction chez un proche interroge chacun sur l’idée de son rôle au sein de la famille, en ai-je fait assez ? Ai-je su écouter ?
  • Une demande qui vise à réduire le sentiment d’impuissance dans lequel chacun se trouve, comment agir ? Que dire ? Que faire ? Là où chacun pense déjà avoir tenté beaucoup mais sans les effets escomptés.
  • Une demande concernant les risques à venir, les glissements, les dérives possibles (délinquance, agressivité, désinsertion sociale et scolaire…).

En accompagnant le questionnement d’un ou des différents membres d’une famille, du couple, tel ou tel va se positionner autrement, soutenir autrement sa place, ses avis, parler, répondre différemment, se décaler, se repérer, reprendre pied dans la dynamique, retrouver le droit de se tenir à ses décisions ou au contraire de lâcher ou de céder sur certains points et ce à partir du maintien de son questionnement que son questionnement que des rencontres suivies permettent de garder vivace.